Un gardien de la précision s'expose à Watches and Wonders Un gardien de la précision s'expose à Watches and Wonders
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Un gardien de la précision s'expose à Watches and Wonders

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Ce n’est pas une montre. Ce n’est pas une nouveauté. Vous ne pourrez pas échanger avec son créateur. Vous ne pourrez pas la porter, ni même la toucher. Vous ne la verrez probablement qu’une seule fois dans votre vie. Découvrez ce chef d’œuvre technique et horloger durant Watches and Wonders Genève. 

Ferdinand Berthoud n’a réalisé que 21 Horloges Marines à poids au cours de sa vie. A ce jour, 11 d’entre elles ont pu être localisées dans des collections privées ou des musées ; le Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris en recense à lui seul 6 exemplaires. La Chronométrie Ferdinand Berthoud est fière d’annoncer que l’une de ces 11 créations rejoindra la collection du L.U.CEUM à Fleurier.

L’occasion unique de découvrir un objet pionnier de la chronométrie

Cet instrument de mesure fait partie de ceux qui ont permis de naviguer en haute mer et de découvrir de nouvelles terres : seule une Horloge Marine permettait le calcul des longitudes et ainsi de garder un cap fixe durant plusieurs mois. Entièrement réalisé à l’aide d’outils manuels, sa précision était ultime : +1/-1 seconde par semaine. Un résultat exceptionnel qui pourrait toujours défier les meilleurs chronomètres contemporains.

Il est intéressant de noter que l’objet n’est pas devenu précieux de nos jours : il l’était déjà il y a 250 ans. C’était l’instrument le plus important à bord, situé dans la chambre du Commandant et placé sous sa responsabilité directe. Les Horloges Marines dites « à Longitudes » allaient toujours par paire. Cette redondance des instruments critiques de navigation fait d’ailleurs toujours autorité de nos jours, aussi bien pour la navigation maritime qu’aérienne.

C’est ce témoin excessivement rare d’une période décisive de l’horlogerie originelle que la maison a pris le parti d’exposer, avec d’innombrables précautions, lors de Watches & Wonders à Genève. Cette Horloge porte le N°14 et fut réalisée en 1775. Elle représente tous les fondamentaux sur lesquels repose l’horlogerie contemporaine, et plus particulièrement la Chronométrie Ferdinand Berthoud.

L’inspiratrice originelle

Ferdinand Berthoud a conçu plusieurs systèmes destinés à garantir la plus grande précision de ses Horloges Marines. Ceci lui permettait de fonder les calculs de longitude sur lesquels reposait la navigation transocéanique et, de là, l’expansion des grandes puissances européennes du XVIIIe siècle – dont la Marine Espagnole, qui se porta acquéreur de cet exemplaire N°14 parmi une commande globale de huit chronomètres construits par Ferdinand Berthoud et livrés entre 1775 et 1776.

Parmi ces systèmes, un mécanisme de force constante. Objectif : assurer la distribution la plus régulière du couple moteur qui anime l’échappement. Ce dispositif est toujours employé de nos jours. Il équipe tous les garde-temps de la Chronométrie Ferdinand Berthoud.

Deuxième procédé fondamental de l’horlogerie contemporaine : un échappement libre à détente pivotée. Stable, économe en énergie et régulier dans sa marche, l'échappement à détente est considéré comme le premier échappement libre. Dans cette construction, l'impulsion provient de la roue d'échappement – raison pour laquelle Ferdinand Berthoud l’avait conçue surdimensionnée (58,4 mm de diamètre) afin de lui assurer une parfaite précision : une roue d’échappement plus grande offre plus d’inertie et donc une meilleure précision.

Enfin, l’Horloge Marine N°14 présente un gril, premier véritable mécanisme métallique compensant les variations thermiques qui provoquaient la dilatation des métaux du mouvement. Les alliages modernes poursuivent aujourd’hui exactement le même but. Leur usage n’était pas possible il y a trois siècles, mais Ferdinand Berthoud avait déjà compris l’importance des écarts thermiques et la nécessité de les compenser.

La continuité d’un héritage

Il aura fallu 400 heures de travail pour remettre en état l’Horloge Marine N°14. Ce garde-temps a été entièrement restauré pour retrouver son état d’origine fonctionnel, tout en gardant la patine liée à son âge.

On peut encore y lire les partis pris techniques de Ferdinand Berthoud et qui président toujours aux développements de la Maison qui porte aujourd’hui son nom. L’échappement à force constante est utilisé dès la FB 1.1. La construction de l’Horloge, à la verticale, sur piliers, et au sein d’une structure offrant une vue sur le mouvement, a donné vie aux boitiers de toutes les créations contemporaines signées Ferdinand Berthoud. Enfin, la Chronométrie éponyme insiste scrupuleusement sur le caractère réparable de ses garde-temps, comme Ferdinand Berthoud y veillait déjà en 1775. Avec succès, puisque son Horloge Marine N°14 a été remise en service, sans difficulté majeure, 246 ans après sa création.

Passage de témoin

Cette pièce d’exception résume la philosophie qui guide Karl-Friedrich Scheufele, président de la Chronométrie Ferdinand Berthoud : une passion pour l’histoire horlogère ; une fidélité sans faille à l’esprit fondateur de Ferdinand Berthoud ; la construction raisonnée, patiente et méticuleuse du seul et unique musée qui porte son nom ; la collection uniquement de pièces authentiques et remises en parfait état fonctionnel ; et enfin, la projection de cet ensemble de valeurs au sein de collections contemporaines partageant avec le grand horloger son sens de l’innovation et de l’expérimentation, afin d’atteindre de nouveaux sommets de chronométrie. C’est avec cette exigence que seules quelques dizaines de garde-temps sortent des ateliers de la Chronométrie Ferdinand Berthoud chaque année.

***

En quelques chiffres

Horloge Marine, Ferdinand Berthoud, N°14, 1775

 

Histoire

8 

Cette Horloge Marine fait partie d’une commande de huit chronomètres construits en France par Ferdinand Berthoud et livrés entre 1775 et 1776 à Cadix, en Espagne. Il s'agit des premiers garde-temps fournis par le maître-horloger à la Marine espagnole.

14 

Ce garde-temps est la quatorzième Horloge Marine réalisée par Ferdinand Berthoud. Il est alors âgé de 48 ans.

1775 

L’année d’invention et d’exécution de cette rare Horloge Marine N° 14.

1793   

L’année lors de laquelle cette Horloge se retrouve sous la supervision de Cayetano Sánchez, formé chez Ferdinand Berthoud et âgé de 24 ans, en charge de l’entretien des chronomètres de l’Observatoire Royal de l’Armada de San Fernando, dans la baie de Cadix.

21             

Le nombre d’horloges marines à poids fabriquées par Ferdinand Berthoud et répertoriées dans la littérature à ce jour (11 sont localisées dans des musées et collections privées, dont 6 sont au Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris).

 

Spécifications

24 h               

La réserve de marche de cet impressionnant garde-temps

+/- 1 sec.     

Par semaine, la précision de l’Horloge Marine N° 14. Celle-ci était placée sur un système à la Cardan qui lui permettait de rester dans la même position, malgré les mouvements du bateau.

139               

Le nombre exact de composants de ce rare chronomètre de marine

58,4 mm       

Le diamètre de sa roue d’échappement. Elle est plus grande qu’une roue d’échappement de régulateur de parquet.       

130 mm        

Le diamètre de son balancier en laiton doré, suspendu à une fine lame métallique, dont l'axe pivote entre deux ensembles de trois galets (rouleaux)

18,5 cm        

Le diamètre de sa platine-cadran 

52,5 cm        

La hauteur totale de l’Horloge Marine N°14

400 h            

La quantité d’heures nécessaires à sa restauration complète (recherches historiques comprises)

1260 g          

Le poids d’un des deux cylindres en plomb. Les deux poids totalisent

2520 g

15.8 kg         

Le poids total de l’Horloge Marine N° 14

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